c’est pas ma faute si je peux pas écrire, c’est la faute à mon chat

Le syndrome de la page blanche, c’est quoi?

Imagine-toi, devant votre ordinateur. Tu as une boisson chaude de ton choix à portée de main, un petit en-cas, les premières lumières du matin se déversent dans ton bureau et tu vas te mettre à écrire…
Mais rien ne vient.
Les muses et les petites fées de l’écriture ne se sont pas posées sur ton épaule, ce matin, ces espèces de pouffiasses.

Dans l’imaginaire collectif, l’écrivain qui est devant sa page blanche est en proie à une crise existentielle terrible. Un véritable écrivain, lui, c’est un génie qui déverse ses mots sur la page comme si un dieu lui avait pris la main pour écrire à sa place.

Donc le syndrome de la page blanche, c’est ça : c’est se retrouver incapable d’écrire.

Pourquoi c’est de la connerie?

C’est plus que normal

C’est le drame, depuis ce matin, tu es incapable de produire quoi que ce soit. Tu te dis que ça y est, ta carrière est terminée et que tu n’as plus qu’à abandonner.
Déjà, non, c’est pas vrai.
Tous les artistes, dans tous les domaines se retrouvent à un moment ou à un autre, et très régulièrement face à une panne d’inspiration.
Et au lieu de comprendre que c’est normal, que ça arrive à absolument tout le monde, ils s’imaginent qu’il y a une fissure dans l’espace-temps et que le monde va s’écrouler.
Souvent, la page blanche, c’est le résultat de plusieurs émotions : anxiété, fainéantise, ou manque de confiance en soi.
Ce n’est pas une malédiction, diantre!

Parce que si tu écris que quand tu es inspiré, tu n’écriras jamais

L’inspiration, ça n’existe pas.
Enfin, si ça existe. L’idée miraculeuse, la ligne de dialogue, le plot-twist de ouf qui tevient de nulle part, si, ça existe.
Mais l’inspiration, le flux continu d’idées qui reviendrait quotidiennement noircir tes pages, c’est une légende.
Ecrire est un boulot, un vrai. Et ça demande de l’engagement : à savoir d’écrire même quand l’inspiration n’est pas là.
Un phénomène que je trouve vraiment intéressant, c’est la façon dont on peut provoquer l’inspiration… en écrivant.
Le simple fait de s’échauffer en quelques paragraphes suffit très souvent à favoriser la création d’idée.

Le seul remède

Prévoir à l’avance

Ma toute première technique, c’est de prévoir mon histoire.
C’est simple : fais un putain de plan !
Oui, ça prend du temps, parfois, des semaines. Mais si tu sais que tes personnages doivent partir de A pour arriver à Z, en passant par toutes les lettres de l’alphabet, si tes chapitres sont résumés à l’avance, tu sais toujours ce que tu as à écrire.

Donc pas d’excuse !

Créer une habitude

De la consistance, mes petits amis, de la consistance!
Ecrire, ça prend du temps, mais c’est encore pire si on n’en fait pas une habitude. Prenez rendez-vous avec votre manuscrit, quotidiennement ou presque.
Fais-en un impératif.
Selon des études, il faut 21 jours avant de se forger une habitude. 21 jours, c’est rien ! Force-toi à écrire tous les jours jusqu’à ce que le fait de ne pas écrire pendant un jour te manque.
Que ça te manque vraiment. Que tu sois pressé de retrouver vos personnages, de leur faire vivre des aventures fabuleuses ou de les torturer psychologiquement jusqu’à en faire des monstres et ruiner leur vie.

Se forcer à écrire : la seule solution

Grande nouvelle : ton livre ne va pas s’écrire tout seul. Alors, il va falloir se mettre au boulot, même si ça fait très mal.
Ça peut paraître désespérant, surtout quand on a l’impression d’écrire que de la merde. Mais moi je dis : bravo ! Tu as écrit trois pages absolument nulles et merdiques, mais tu les as écrites!
Ecrire mal, c’est pas grave, parce que tu peux les corriger, les effacer, les récrire entièrement. C’est toute la beauté de l’écriture.

Sinon, tu peux toujours boire jusqu’à ce que mort s’en suive.
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Post Author: Lea Hendersen

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Et moi…

Un petit blog pour des conseils d’écriture, si comme moi, tu aimes ruiner la vie de tes personnages, les traumatiser et leur faire vivre des quêtes fantastiques qui les détruiront émotionnellement.

Et sinon, j’aime bien les chats.