Est-ce que toi aussi, tu as souvent la flemme? C’est pas spécialement que je sois une feignante (non), mais j’ai souvent des moments de faiblesse. Principalement parce que j’ai pas la tête au repos. Trop de question, trop de pression, du coup je m’épuise toute seule.

A côté de ça, j’ai un boulot épuisant physiquement et mentalement. Et je me mets la pression pour bien faire mon travail de Moldu, et encore davantage pour mon blog/ma chaîne et surtout pour mon écriture.

Ce qui fait que quand je rentre du boulot, ou même pendant mes jours de repos, je m’allonge dans mon lit, je regarde mon plafond et je me dis… “J’ai la flemme”.

La plupart du temps, j’arrive à me motiver. Je suis du genre à me dire : je me laisse pas le choix, j’y vais, mon bouquin ne s’écrire pas tout seul. Je suis du genre à me dire que la discipline et le travail écraseront toujours le talent. Mais quand je rentre du boulot à 20 heures avec une certaine envie de me jeter par la fenêtre, c’est pas évident.

Alors je me suis trouvée de bonnes raisons de ne pas (trop) la flemme.

Le bon état d’esprit

Je vais balancer une réalité terrible : ton état d’esprit, c’est ta réalité. Si tu penses que ta vie est nulle et que tout le monde te hait, alors c’est vrai. Et si tu te dis que tu as la flemme d’écrire, alors… tu ne vas pas pas écrire.
Alors que si tu te dis : “ce soir, je vais écrire, et ça va être chouette.”

Ça va être chouette.

Se forcer à aborder les choses avec un peu de positivité, tous les jours, même quand c’est compliqué et qu’on est au bout du rouleau, c’est impératif. Personnellement, je me dis la chose suivante : être écrivain, c’est le métier que j’ai choisi. C’est le métier qui me rend heureuse. Ce n’est pas important qu’il ne paie pas mes factures, puisque c’est mon travail. Et si je ne fais pas mon travail tous les jours ou régulièrement, alors je ne serai pas heureuse.

Or, j’ai envie d’être heureuse.

Alors quand j’ai la flemme, je me dis que c’est trop facile d’avoir la flemme. C’est claquer la porte à une vraie opportunité d’être heureuse.

Accorde-toi une pause … productive

Après une longue, parfois trop longue journée, se dire qu’on doit encore s’asseoir à son bureau pendant une heure pour écrire ses 500 ou ses 1000 mots, ça peut donner envie de s’enfermer dans ses toilettes pour pleurer en silence.

Et je crois profondément en l’idée de lâcher prise pour être plus productif. Que le cerveau, s’il tourne à fond toute la journée, il finit par te dire d’aller te faire foutre et il t’envoie regarder des vidéos de chatons sur Youtube jusqu’à 23 heures.

Pour ça, je suggère de faire des pauses productives.

Des études (ici) ont prouvé que d’avoir des pauses d’errances mentales reposaient d’avantage et permettaient de se remettre au travail plus facilement. S’accorder des errances mentales à certains moments de la journée : ne pas traîner sur les réseaux sociaux, ne pas discuter avec des amis, mais mettre le cerveau au repos quelques minutes.

Exemple d’une pause productive : méditer, faire dix minutes de sport (ou plus, selon ta tolérance à l’exercice physique. La mienne est minuscule, mais bon), mettre le nez dehors, s’asseoir et lire un peu.

Ce genre de repos permet de se sortir de sa journée de boulot tout en rechargeant tranquillement ses batteries avant de se mettre à écrire.

Conditionne-toi (tel le chien de Pavlov)

Parfois, quand on a la flemme, il faut savoir se conditionner. Autrement dit : trouver des déclencheurs qui disent à ton cerveau “Ok, je suis prêt, on va écrire ce chapitre!”

En gros, tu vas te trouver des stimulus pour déclencher chez toi l’obligation de te mettre au travail. Comme le chien de Pavlov (pour ceux qui ne connaissent pas : Pavlov avait un chien. Chaque fois qu’il sonnait une cloche, il donnait ensuite à manger à son chien. Au bout d’un moment, dès qu’il entendait une cloche, le chien se mettait instantanément à saliver.) Je te propose de faire pareil avec l’écriture. Choisis-toi un stimulus : un thé spécifique, une musique, le fait d’allumer une bougie, etc. Quelque chose qui dise à ton cerveau : c’est l’heure de s’y mettre.

Ces détails peuvent mettre quelque temps à se mettre en place, d’où l’idée d’écrire régulièrement. D’en faire une habitude. De faire en sorte que l’écriture fasse partie de ton quotidien, au même titre que ton brossage dentaire.

Moi, personnellement, j’écris toujours au même endroit : à mon bureau, avec mon thé (ou du café, tout dépend de ce dont j’ai besoin sur le moment), ma playlist spécialement concoctée pour mon manuscrit, ainsi qu’une bougie parfumée. Quand tous ces trucs sont là, ma tête a compris direct ce qui allait se passer. Et je sais que je peux écrire.

(Si tu veux en savoir plus, je te conseille cette vidéo de Megan Tennant, une auteure américaine. Par contre, c’est en anglais, mais je ne doute pas de ton bilinguisme)

Aie un plan/des objectifs

Je ne parlerai jamais assez de l’importance d’avoir des objectifs. Avant, j’en avais pas. Et devinez quoi?! Je me rendais malade !
Soit je n’écrivais pas du tout, soit j’écrivais pendant des heures et à la fin, j’avais l’impression de ne pas avoir assez travaillé. Alors je me roulais en boule et je me disais que je ne servais à rien.

Maintenant, je suis passée en mode wonderwoman du bullet journal (thumbs up si toi aussi tu ne peux pas vivre sans ton bujo) où je rédige des objectifs à long/moyen/court/très court terme.

Et pour cela j’ai un objectif très simple : j’écris 500 mots par jour. Ça représente à peu près 20 minutes de travail par jour. Je ne me dis pas ce que j’écris doit être parfait. Ça peut très bien être quelque chose de parfaitement pourri que je balancerai le lendemain, mais au moins j’ai écrit. Parfois, je me lance dans mes 500 mots, ça déclenche la machine et je peux partir sur une session beaucoup plus longue. Et parfois, je fais mes 500 mots, et j’arrête.

Mais l’idée de ces 500 mots a un avantage quand la flemme pointe le bout de son nez : c’est juste 20 minutes. C’est juste 20 minutes, ça n’a pas besoin d’être parfait, au contraire, ça a juste besoin d’exister, et ça implique de faire ce que j’aime le plus au monde, et je peux même le faire en mangeant des tartines si je veux.

Et ces 500 mots entrent dans un plus grand projet qui est celui de mon livre, de ma carrière, de mon rêve. C’est un véritable objectif, quelque chose de concret. De réel. C’est un petit objectif qui entre dans un grand. Tel des poupées russes.

N’oublie pas qu’en vrai, tu le fais parce que tu aimes ça

Comme je le disais plus tôt, écrire, c’est aussi une question d’état d’esprit. Mais aussi d’amour (on entre dans la phase paillette et guimauve de l’article)

Toi, et moi, on écrit parce qu’on aime ça. On écrit parce que c’est presque dans nos gènes. Parce qu’il y a des histoires et des petits bonhommes dans notre tête qui s’agitent partout. Parce qu’on a une vision et qu’on veut la mettre sur le papier. Ça fait partie de qui on est, de notre identité. Et si quelque chose d’aussi insignifiant que la flemme intervient là-dedans, c’est trop facile. C’est comme de se mettre en couple avec l’amour de sa vie, et qu’on refuse de faire des efforts pour que ça marche au quotidien parce que bon… la flemme.

Non. Ce livre que tu écris et les personnages dedans, ils comptent sur toi. Tu le fais pour eux, mais aussi pour toi.

Alors quand il y a la flemme, on se rappelle de s’accorder des pauses. On se rappelle qu’on fait ça parce qu’on aime ça. Parce que ça nous rend heureux. Et aussi, parce que trop facile d’avoir la flemme!!

 

Et toi? Tu fais comment pour écrire quand tu as la flemme?

 

Crédit photo : Hannahalkadi, Pixabay

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Post Author: Lea Hendersen

2 Replies to “Ecrire quand on a la flemme”

  1. Merci pour ce petit article qui remonte le moral ! Je ne suis donc pas le seul à procrastiner, c’est dur de ne pas se laisser aller à regarder son smartphone ou aller à voir ce que font ses contacts sur les réseaux sociaux…
    Maintenant je vais essayer de suivre ces petits conseils.

    1. Touuuus les écrivains procrastinent, j’en suis PERSUADEE. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs 🙂 Mais c’est normal et naturel, au final. Il faut prévoir du temps dans son agenda pour procrastiner et glander (même si ce sont deux choses différentes, mais tu vois où je veux en venir!)

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